mardi 30 juillet 2013

Livre numérique contre livre papier

Avantages des livres numériques:
  • Prix: les livres numériques sont moins chers que les livres imprimés.
  • Vitesse d'achat: les livres numériques peut être téléchargés instantanément.
  • Place: des centaines de livres numériques peuvent être enregistrés sur un appareil de la taille d'un seul livre papier.
  • Portabilité: vous ne pouvez pas transporter un millier de livres imprimés partout avec vous, mais vous pouvez transporter un ordinateur portable, une tablette ou un téléphone.
  • Potentiel: les livres numériques évoluent. Des photos, des effets sonores, la connectivité internet, et d'autres choses cool vont améliorer l'expérience de lecture.
  • Environnement: pas d'arbres morts ou de polluants nocifs.

Ce qu'un éditeur fait, et ne fait pas

Les choses que votre éditeur fera (probablement) pour vous:


  • Imprimer des exemplaires préalables
  • Envoyer ces exemplaires aux critiques
  • Rédiger un communiqué de presse et l'envoyer
  • Avoir des réunions internes avec le marketing et le commercial pour réfléchir à une accroche pour votre livre
  • Vous attribuer un publicitaire
  • Allouer un budget marketing pour votre livre
  • Vous placer dans leur catalogue
  • Tenter de vendre les droits subsidiaires qu'ils ont acquis
  • Modifier votre livre
  • Vous demander de remplir un questionnaire d'auteur
  • Vous aider à mettre en place des séances de dédicaces
  • Parler de votre livre aux acheteurs et solliciter des commandes
  • Mettre vos livres dans les mains des distributeurs et sur ​​les rayons des librairies et magasins en ligne
  • Faire de la publicité

Selon la taille de votre maison d'édition, la liste ci-dessus est généralement le minimum qu'ils feront. Mais vous ne saurez jamais ce qu'ils ont réellement fait, parce que vous ne participerez pas à la plupart de ces taches.
Si vous voulez être impliqué, engagez-vous. J'ai écrit mon propre communiqué de presse et une page pour le catalogue. J'ai mis en place mes propres séances de dédicaces. Mes contacts ont conduit à la vente de droits coréens. J'envoie beaucoup d'exemplaires aux critiques avec mon propre argent.

samedi 27 juillet 2013

Quelle longueur un livre doit il avoir

Quelle longueur un livre devrait-il avoir?
  1. aussi long qu'il est nécessaire pour raconter l'histoire
  2. une longueur prédéterminée qui correspond automatiquement à un genre
Si vous avez répondu 2, vous avez plus de chances de vendre votre livre.

Les nouvelles ont habituellement une longueur limitée due aux contraintes d'espaces. Il est plus facile de trouver un marché pour un livre qui fait 5 000 mots plutôt que 15 000.

Et peu importe de quoi vous parlez, faites le en nombre de mots, non en nombre de pages.

Vous devriez chercher les conseils des auteurs sur la longueur d'un livre pour un marché particulier avant de commencer. Après tout, pourquoi écrire quoi que ce soit sans savoir qui peut l'acheter?

Mais si j'écris sans avoir le marché potentiel à l'esprit, j'essais de garder mes nouvelles entre 1 500 et 7 500 mots. Si je dépasse, je coupe. Et si j'ai appris quelque chose, c'est que tout peut être raccourci. Chaque mot devrait compter dans une narration, et si vous pouvez faire plus court, vous devriez.

Les premiers romans ont plus de chance d'être vendus s'ils font moins de 90 000 mots.

La raison est essentiellement financière. Votre éditeur perdra probablement de l'argent avec votre premier livre. Mais un livre de 150 000 mots coûtera plus cher à imprimer, à livrer, et il y aura moins d'exemplaires dans un carton. Les coûts de production pèsent lourdement dans la décision d'un éditeur de signer ou pas un livre.

Certains genres, comme les romans fantastiques ou les romans historiques, ont tendances à être plus longs.

Si votre livre fait moins de 60 000 mots, il aura du mal à trouver un acheteur, que ça soit un éditeur ou un client.

Attention également aux espaces vides. Les lecteurs aiment les dialogues. Ils aiment regarder une page et voir beaucoup d'espaces vides. De plus, les longs paragraphes sont intimidants.

Avez vous déjà observé quelqu'un en train de feuilleter un livre? Il parcourt quelques pages, et vous pouvez voir lorsqu'il commence à penser: "Est ce que j'ai le temps de lire ceci? sera-ce plaisant ou ennuyeux? puis je finir ceci en une ou deux fois? Est ce que les chapitres longs ou courts, que je puisse terminer avant d'aller me coucher ou lorsque je prends un bain?"

Réfléchissez à vos propres habitudes de lectures. Qu'aimez vous voir sur une page? qu'est ce qui fait qu'un livre est attrayant avant d'en avoir lu le moindre mot?

Les dialogues rendent un livre plus attrayant. Du moins, au premier regard. Si j'ai un paragraphe qui fait plus de la moitié d'une page, j'essais de le découper. Si j'ai un chapitre qui fait plus de 15 pages (3 700 mots), j'essais de le découper également. Vos écrits peuvent être bons, mais faites quand même attention à la façon dont ils apparaissent sur la page. 

Les lecteurs fuient les longs paragraphes.

Qu'est ce que tout cela veut dire? Et bien, si vous écrivez des intrigues ou des thrillers, cela veut dire d'éviter les longs paragraphes, et avoir de nombreux dialogues. En plus, d'avoir une bonne apparence sur une page, cela a aussi pour effet d'ajouter de la vitesse.



Extrait d'un commentaire:
  • Les éditeurs de science fiction et de romans fantastiques préfèrent avoir des romans ayant entre 100 000 et 150 000 mots.
  • Les romans d'amour ont tendances à être plus courts, entre 50 000 et 75 000 mots.
  • Les romans pour adolescents ont entre 30 000 et 50 000 mots. Et pour les plus jeunes, entre 20 000 et 30 000 mots.
  • Pour ceux qui commencent, visez un roman de 70 000/90 000 mots.

Ceci est un extrait traduit du blog de Joe Konrath - Size does matter (8 décembre 2005)

Comment créer des personnages

Peu importe le genre dans lequel vous écrivez, les chances sont que vous écrirez sur des personnages. Et vous voudrez probablement avoir des personnages auxquels le lecteur puisse s'identifier, sympathiser, et soutenir.

Cela est assez facile à faire. Lorsque je créé des personnages, je passe en revue les points suivants:
  • UNIQUE: qu'est ce qui rend cette personne différente des autres? Pourquoi est ce que le héros est le seul qui pourrait être dans votre histoire? J'inclus la profession, la race, le sexe, l'âge, et une brève description.
  • OBJECTIFS: quels sont les objectifs de votre personnage? Ses rêves? Ses craintes? Les choses qu'il veut désespérément?
  • DÉFAUTS: quels problèmes personnels empêchera le héros d"atteindre ses objectifs? Ses addictions? Ses maladies? Ses handicap? Ses névroses?
  • EXCENTRICITÉS: quels sont les traits étranges, bizarres, personnels, humains que le héros possède? Ses habitudes et ses rituels?
  • PERSPECTIVE: première personne ou troisième personne, et pourquoi?
  • SOUTIENS: qui sont les personnes qui aident votre héros? Ses Amis? Ses collègues de travail?
  • ENNEMIES: le méchant doit avoir toutes ces caractéristiques aussi. Qui fera un adversaire digne de votre héros?


Ceci est un extrait traduit du blog de Joe Konrath - Creating dynamic characters (6 décembre 2005)

Comment nouer une intrigue

Un jeune auteur m'avoua qu'il avait des difficultés à créer une intrigue. Je lui ai donné ce conseil: "tortures tes personnages".

Le fait est que les lecteurs ne veulent pas que leurs héros soient heureux. Du moins, pas avant la fin. Ils veulent de l'angoisse, des conflits, des rêves brisés, des espoirs déçus, des situations impossibles, des névroses, des combats, des maux de têtes, des expériences proches de la mort, des vies ruinées, et de la souffrance.

Tout ce que vous devez faire c'est:
  • donnez à vos personnages des buts
  • empêchez les de réaliser ces buts
Ce qui compte c'est que tant que vous continuez à réfléchir à "comment vous pourriez rendre cela pire encore?", l'intrigue se créera d'elle même.

Si vous avez déjà lu un livre avec un rebondissement surprise, c'est probablement que l'auteur c'est posé la question: "qu'est ce que personne s'attend à découvrir ensuite?".


Ceci est un extrait traduit du blog de Joe Konrath - Avoiding plodding plotting (2 décembre 2005)

dimanche 21 juillet 2013

La chance et la persévérance

La plupart des auteurs ont une sorte de plan marketing. Ils vont faire des séances de dédicaces, faire de la publicité, démarrer un blog, un concours, faire des textes de présentation, assister à de nombreuses conférences, envoyer des cartes, visiter un grand nombre de librairies, imprimer jusqu'à 10 000 flyers, payer pour promouvoir leur site web, donner des cours, essayer de manipuler leurs chiffres sur Amazon, distribuer beaucoup d'exemplaires gratuitement, avoir une grande présence sur Internet, ou encore tout ceci à la fois.

Puis la plupart des écrivains découvrent finalement que leurs plans, même parfaitement exécutés, ne répondent pas à leurs attentes. Et puis, se découragent, deviennent amers, déprimés, et plein de ressentiment.

Les escroqueries dans l'édition

Un livre est quelque chose de très personnel et d'intense. Les refus sont difficiles. Et beaucoup d'écrivains qui n'arrivent pas à percer, cherchent d'autres méthodes. En voici quelques unes, et pourquoi elles sont mauvaises.

Agents avec des frais de charge
Un agent est quelqu'un qui gagne 15% de la vente des droits qu'elle fait au nom d'un écrivain. Les agents n'ont pas besoin de licence, de diplôme, ou de formation. N'importe qui peut donc se définir comme agent. Mais obtenir un bon agent est difficile à faire, parce qu'ils ont des normes élevées.
Un mauvais agent ne peut pas rester dans le métier - pas de ventes signifie pas d'argent. Mais même les mauvaises agents ont été submergés par les écrivains dans le besoin, ne demandant qu'à être représentés. Alors les mauvais agents sont arrivés avec un plan; ils pourraient facturer les écrivains une somme modique.
Un écrivain ayant une envie irrésistible de percer se fera un plaisir de payer 50$ par mois (soi-disant pour les coûts divers, appels téléphoniques, service de messagerie) pour avoir un agent. Faites les comptes. Si un agent qui exige des frais dispose de 100 clients, elle fait 5000$ par mois pour ne rien faire. Va-t-elle vraiment s'impliquer pour vendre votre livre?
En résumé: ne jamais verser d'argent à un agent.

samedi 20 juillet 2013

Ce que j'ai appris sur le métier d'écrivain

Voici certaines choses que j'ai appris:

Ecrire un bon livre. Bien que ça soit une  évidence, beaucoup de nouveaux auteurs blâment tout le monde, excepté eux-mêmes pour leur manque de crédits dans le monde de l'édition. Si vous voulez réussir, vous devez apprendre le métier.

Les lecteurs sont plus importants que vos pairs. Quand j'ai été publié pour la première fois, il était incroyablement important pour moi d'être accepté par la communauté des auteurs de romans mystères. Maintenant, pas tellement. Je chéris les amis que je me suis fait, et je continuerai à en faire plus, mais je ne recherche plus à obtenir leur approbation.

Cirer des pompes. Commencez par les gens de votre équipe - votre agent et votre éditeur. Puis faites de même avec les libraires et les fans. Soyez reconnaissant et bienveillant, et faites vous reconnaître pour ces deux qualités. Si vous êtes quelqu'un avec qui il est amusant de travailler, vous êtes en avance dans la partie. Si vous répandez de la chaleur, elle vous sera retournée. Répandre votre venin aura le même effet.

Mailing aux libraires

En Octobre, un autre auteur et moi enverront plusieurs milliers de lettres personnelles aux libraires. La plupart d'entre eux commandent des livres via les catalogues des distributeurs, les demandes de patrons, ou en lisant des magazines spécialisés. En ciblant directement ces libraires, nous espérons nous démarquer des 250 000 autres livres publiés chaque année, et améliorer nos ventes dans ce vaste marché.

J'enverrai des packages promotionnels à plus de 6300 bibliothèques.

Voici le contenu du package:
  • Une interview de deux pages des deux auteurs
  • Une brochure recto-verso avec mes titres
  • Une brochure recto-verso avec les titres de l'autre auteur
  • Une carte postale / produit dérivé de chacun de nous, dédicacé
J'espère que la touche personnelle --- qui comprend un dessous de verre signé et de l'information sur la façon de participer à un concours de librairie --- incitera les libraires qui n'ont jamais commandé mes livres de leurs donner leur chance, et les libraires qui l'avaient déjà fait auparavant, d'acheter le dernier en plus grand nombre, ou d'autres exemplaires de mes précédents titres.

Même si je ne vois pas de résultats immédiats à cette campagne, elle ne peut pas nuire en poussant mon nom et mes titres de livres en face des libraires. Ils ne peuvent peut être pas commander immédiatement, mais quand le prochain catalogue spécialisé apparaîtra, peut-être qu'ils seront plus enclins à le faire.


Ceci est un extrait traduit du blog de Joe Konrath - Libraries #2 (24 septembre 2005)

question de motivation

Cela n'a rien à voir avec le fait de publier un livre, mais plutôt qui achète un livre.

Personne ne force personne à faire de la promotion mais si vous voulez rester dans le métier, vous devez vendre des livres.

L'éditeur fait beaucoup. Mais il ne peut convaincre un lecteur d'acheter un livre, peu importe la publicité, le marketing, les annonces, et la promotion qu'il fait. Mais un auteur le peut. Un auteur peut aller dans une librairie et rencontrer les libraires et les clients.

Tout art demande du travail de la part de l'artiste. Les musiciens peinent dans des petits clubs pendant des années. Les comédiens font du théâtre communal, passent des milliers de casting, et prennent des pièces qu'ils détestent. Les artistes peuvent peindre des douzaines de tableaux avant d'être vu, et une fois vu, il doivent être bavards et optimistes et rencontrer de nouveaux acheteurs.

Vous voulez laisser la chance décider de votre réussite? Ou vous voulez faire tout ce que vous pouvez pour être sûr de réussir?


Ceci est un extrait traduit du blog de Joe Konrath - Calling the Guinness folks (18 octobre 2005)