mardi 30 juillet 2013

Livre numérique contre livre papier

Avantages des livres numériques:
  • Prix: les livres numériques sont moins chers que les livres imprimés.
  • Vitesse d'achat: les livres numériques peut être téléchargés instantanément.
  • Place: des centaines de livres numériques peuvent être enregistrés sur un appareil de la taille d'un seul livre papier.
  • Portabilité: vous ne pouvez pas transporter un millier de livres imprimés partout avec vous, mais vous pouvez transporter un ordinateur portable, une tablette ou un téléphone.
  • Potentiel: les livres numériques évoluent. Des photos, des effets sonores, la connectivité internet, et d'autres choses cool vont améliorer l'expérience de lecture.
  • Environnement: pas d'arbres morts ou de polluants nocifs.

Ce qu'un éditeur fait, et ne fait pas

Les choses que votre éditeur fera (probablement) pour vous:


  • Imprimer des exemplaires préalables
  • Envoyer ces exemplaires aux critiques
  • Rédiger un communiqué de presse et l'envoyer
  • Avoir des réunions internes avec le marketing et le commercial pour réfléchir à une accroche pour votre livre
  • Vous attribuer un publicitaire
  • Allouer un budget marketing pour votre livre
  • Vous placer dans leur catalogue
  • Tenter de vendre les droits subsidiaires qu'ils ont acquis
  • Modifier votre livre
  • Vous demander de remplir un questionnaire d'auteur
  • Vous aider à mettre en place des séances de dédicaces
  • Parler de votre livre aux acheteurs et solliciter des commandes
  • Mettre vos livres dans les mains des distributeurs et sur ​​les rayons des librairies et magasins en ligne
  • Faire de la publicité

Selon la taille de votre maison d'édition, la liste ci-dessus est généralement le minimum qu'ils feront. Mais vous ne saurez jamais ce qu'ils ont réellement fait, parce que vous ne participerez pas à la plupart de ces taches.
Si vous voulez être impliqué, engagez-vous. J'ai écrit mon propre communiqué de presse et une page pour le catalogue. J'ai mis en place mes propres séances de dédicaces. Mes contacts ont conduit à la vente de droits coréens. J'envoie beaucoup d'exemplaires aux critiques avec mon propre argent.

samedi 27 juillet 2013

Quelle longueur un livre doit il avoir

Quelle longueur un livre devrait-il avoir?
  1. aussi long qu'il est nécessaire pour raconter l'histoire
  2. une longueur prédéterminée qui correspond automatiquement à un genre
Si vous avez répondu 2, vous avez plus de chances de vendre votre livre.

Les nouvelles ont habituellement une longueur limitée due aux contraintes d'espaces. Il est plus facile de trouver un marché pour un livre qui fait 5 000 mots plutôt que 15 000.

Et peu importe de quoi vous parlez, faites le en nombre de mots, non en nombre de pages.

Vous devriez chercher les conseils des auteurs sur la longueur d'un livre pour un marché particulier avant de commencer. Après tout, pourquoi écrire quoi que ce soit sans savoir qui peut l'acheter?

Mais si j'écris sans avoir le marché potentiel à l'esprit, j'essais de garder mes nouvelles entre 1 500 et 7 500 mots. Si je dépasse, je coupe. Et si j'ai appris quelque chose, c'est que tout peut être raccourci. Chaque mot devrait compter dans une narration, et si vous pouvez faire plus court, vous devriez.

Les premiers romans ont plus de chance d'être vendus s'ils font moins de 90 000 mots.

La raison est essentiellement financière. Votre éditeur perdra probablement de l'argent avec votre premier livre. Mais un livre de 150 000 mots coûtera plus cher à imprimer, à livrer, et il y aura moins d'exemplaires dans un carton. Les coûts de production pèsent lourdement dans la décision d'un éditeur de signer ou pas un livre.

Certains genres, comme les romans fantastiques ou les romans historiques, ont tendances à être plus longs.

Si votre livre fait moins de 60 000 mots, il aura du mal à trouver un acheteur, que ça soit un éditeur ou un client.

Attention également aux espaces vides. Les lecteurs aiment les dialogues. Ils aiment regarder une page et voir beaucoup d'espaces vides. De plus, les longs paragraphes sont intimidants.

Avez vous déjà observé quelqu'un en train de feuilleter un livre? Il parcourt quelques pages, et vous pouvez voir lorsqu'il commence à penser: "Est ce que j'ai le temps de lire ceci? sera-ce plaisant ou ennuyeux? puis je finir ceci en une ou deux fois? Est ce que les chapitres longs ou courts, que je puisse terminer avant d'aller me coucher ou lorsque je prends un bain?"

Réfléchissez à vos propres habitudes de lectures. Qu'aimez vous voir sur une page? qu'est ce qui fait qu'un livre est attrayant avant d'en avoir lu le moindre mot?

Les dialogues rendent un livre plus attrayant. Du moins, au premier regard. Si j'ai un paragraphe qui fait plus de la moitié d'une page, j'essais de le découper. Si j'ai un chapitre qui fait plus de 15 pages (3 700 mots), j'essais de le découper également. Vos écrits peuvent être bons, mais faites quand même attention à la façon dont ils apparaissent sur la page. 

Les lecteurs fuient les longs paragraphes.

Qu'est ce que tout cela veut dire? Et bien, si vous écrivez des intrigues ou des thrillers, cela veut dire d'éviter les longs paragraphes, et avoir de nombreux dialogues. En plus, d'avoir une bonne apparence sur une page, cela a aussi pour effet d'ajouter de la vitesse.



Extrait d'un commentaire:
  • Les éditeurs de science fiction et de romans fantastiques préfèrent avoir des romans ayant entre 100 000 et 150 000 mots.
  • Les romans d'amour ont tendances à être plus courts, entre 50 000 et 75 000 mots.
  • Les romans pour adolescents ont entre 30 000 et 50 000 mots. Et pour les plus jeunes, entre 20 000 et 30 000 mots.
  • Pour ceux qui commencent, visez un roman de 70 000/90 000 mots.

Ceci est un extrait traduit du blog de Joe Konrath - Size does matter (8 décembre 2005)

Comment créer des personnages

Peu importe le genre dans lequel vous écrivez, les chances sont que vous écrirez sur des personnages. Et vous voudrez probablement avoir des personnages auxquels le lecteur puisse s'identifier, sympathiser, et soutenir.

Cela est assez facile à faire. Lorsque je créé des personnages, je passe en revue les points suivants:
  • UNIQUE: qu'est ce qui rend cette personne différente des autres? Pourquoi est ce que le héros est le seul qui pourrait être dans votre histoire? J'inclus la profession, la race, le sexe, l'âge, et une brève description.
  • OBJECTIFS: quels sont les objectifs de votre personnage? Ses rêves? Ses craintes? Les choses qu'il veut désespérément?
  • DÉFAUTS: quels problèmes personnels empêchera le héros d"atteindre ses objectifs? Ses addictions? Ses maladies? Ses handicap? Ses névroses?
  • EXCENTRICITÉS: quels sont les traits étranges, bizarres, personnels, humains que le héros possède? Ses habitudes et ses rituels?
  • PERSPECTIVE: première personne ou troisième personne, et pourquoi?
  • SOUTIENS: qui sont les personnes qui aident votre héros? Ses Amis? Ses collègues de travail?
  • ENNEMIES: le méchant doit avoir toutes ces caractéristiques aussi. Qui fera un adversaire digne de votre héros?


Ceci est un extrait traduit du blog de Joe Konrath - Creating dynamic characters (6 décembre 2005)

Comment nouer une intrigue

Un jeune auteur m'avoua qu'il avait des difficultés à créer une intrigue. Je lui ai donné ce conseil: "tortures tes personnages".

Le fait est que les lecteurs ne veulent pas que leurs héros soient heureux. Du moins, pas avant la fin. Ils veulent de l'angoisse, des conflits, des rêves brisés, des espoirs déçus, des situations impossibles, des névroses, des combats, des maux de têtes, des expériences proches de la mort, des vies ruinées, et de la souffrance.

Tout ce que vous devez faire c'est:
  • donnez à vos personnages des buts
  • empêchez les de réaliser ces buts
Ce qui compte c'est que tant que vous continuez à réfléchir à "comment vous pourriez rendre cela pire encore?", l'intrigue se créera d'elle même.

Si vous avez déjà lu un livre avec un rebondissement surprise, c'est probablement que l'auteur c'est posé la question: "qu'est ce que personne s'attend à découvrir ensuite?".


Ceci est un extrait traduit du blog de Joe Konrath - Avoiding plodding plotting (2 décembre 2005)

dimanche 21 juillet 2013

La chance et la persévérance

La plupart des auteurs ont une sorte de plan marketing. Ils vont faire des séances de dédicaces, faire de la publicité, démarrer un blog, un concours, faire des textes de présentation, assister à de nombreuses conférences, envoyer des cartes, visiter un grand nombre de librairies, imprimer jusqu'à 10 000 flyers, payer pour promouvoir leur site web, donner des cours, essayer de manipuler leurs chiffres sur Amazon, distribuer beaucoup d'exemplaires gratuitement, avoir une grande présence sur Internet, ou encore tout ceci à la fois.

Puis la plupart des écrivains découvrent finalement que leurs plans, même parfaitement exécutés, ne répondent pas à leurs attentes. Et puis, se découragent, deviennent amers, déprimés, et plein de ressentiment.

Les escroqueries dans l'édition

Un livre est quelque chose de très personnel et d'intense. Les refus sont difficiles. Et beaucoup d'écrivains qui n'arrivent pas à percer, cherchent d'autres méthodes. En voici quelques unes, et pourquoi elles sont mauvaises.

Agents avec des frais de charge
Un agent est quelqu'un qui gagne 15% de la vente des droits qu'elle fait au nom d'un écrivain. Les agents n'ont pas besoin de licence, de diplôme, ou de formation. N'importe qui peut donc se définir comme agent. Mais obtenir un bon agent est difficile à faire, parce qu'ils ont des normes élevées.
Un mauvais agent ne peut pas rester dans le métier - pas de ventes signifie pas d'argent. Mais même les mauvaises agents ont été submergés par les écrivains dans le besoin, ne demandant qu'à être représentés. Alors les mauvais agents sont arrivés avec un plan; ils pourraient facturer les écrivains une somme modique.
Un écrivain ayant une envie irrésistible de percer se fera un plaisir de payer 50$ par mois (soi-disant pour les coûts divers, appels téléphoniques, service de messagerie) pour avoir un agent. Faites les comptes. Si un agent qui exige des frais dispose de 100 clients, elle fait 5000$ par mois pour ne rien faire. Va-t-elle vraiment s'impliquer pour vendre votre livre?
En résumé: ne jamais verser d'argent à un agent.

samedi 20 juillet 2013

Ce que j'ai appris sur le métier d'écrivain

Voici certaines choses que j'ai appris:

Ecrire un bon livre. Bien que ça soit une  évidence, beaucoup de nouveaux auteurs blâment tout le monde, excepté eux-mêmes pour leur manque de crédits dans le monde de l'édition. Si vous voulez réussir, vous devez apprendre le métier.

Les lecteurs sont plus importants que vos pairs. Quand j'ai été publié pour la première fois, il était incroyablement important pour moi d'être accepté par la communauté des auteurs de romans mystères. Maintenant, pas tellement. Je chéris les amis que je me suis fait, et je continuerai à en faire plus, mais je ne recherche plus à obtenir leur approbation.

Cirer des pompes. Commencez par les gens de votre équipe - votre agent et votre éditeur. Puis faites de même avec les libraires et les fans. Soyez reconnaissant et bienveillant, et faites vous reconnaître pour ces deux qualités. Si vous êtes quelqu'un avec qui il est amusant de travailler, vous êtes en avance dans la partie. Si vous répandez de la chaleur, elle vous sera retournée. Répandre votre venin aura le même effet.

Mailing aux libraires

En Octobre, un autre auteur et moi enverront plusieurs milliers de lettres personnelles aux libraires. La plupart d'entre eux commandent des livres via les catalogues des distributeurs, les demandes de patrons, ou en lisant des magazines spécialisés. En ciblant directement ces libraires, nous espérons nous démarquer des 250 000 autres livres publiés chaque année, et améliorer nos ventes dans ce vaste marché.

J'enverrai des packages promotionnels à plus de 6300 bibliothèques.

Voici le contenu du package:
  • Une interview de deux pages des deux auteurs
  • Une brochure recto-verso avec mes titres
  • Une brochure recto-verso avec les titres de l'autre auteur
  • Une carte postale / produit dérivé de chacun de nous, dédicacé
J'espère que la touche personnelle --- qui comprend un dessous de verre signé et de l'information sur la façon de participer à un concours de librairie --- incitera les libraires qui n'ont jamais commandé mes livres de leurs donner leur chance, et les libraires qui l'avaient déjà fait auparavant, d'acheter le dernier en plus grand nombre, ou d'autres exemplaires de mes précédents titres.

Même si je ne vois pas de résultats immédiats à cette campagne, elle ne peut pas nuire en poussant mon nom et mes titres de livres en face des libraires. Ils ne peuvent peut être pas commander immédiatement, mais quand le prochain catalogue spécialisé apparaîtra, peut-être qu'ils seront plus enclins à le faire.


Ceci est un extrait traduit du blog de Joe Konrath - Libraries #2 (24 septembre 2005)

question de motivation

Cela n'a rien à voir avec le fait de publier un livre, mais plutôt qui achète un livre.

Personne ne force personne à faire de la promotion mais si vous voulez rester dans le métier, vous devez vendre des livres.

L'éditeur fait beaucoup. Mais il ne peut convaincre un lecteur d'acheter un livre, peu importe la publicité, le marketing, les annonces, et la promotion qu'il fait. Mais un auteur le peut. Un auteur peut aller dans une librairie et rencontrer les libraires et les clients.

Tout art demande du travail de la part de l'artiste. Les musiciens peinent dans des petits clubs pendant des années. Les comédiens font du théâtre communal, passent des milliers de casting, et prennent des pièces qu'ils détestent. Les artistes peuvent peindre des douzaines de tableaux avant d'être vu, et une fois vu, il doivent être bavards et optimistes et rencontrer de nouveaux acheteurs.

Vous voulez laisser la chance décider de votre réussite? Ou vous voulez faire tout ce que vous pouvez pour être sûr de réussir?


Ceci est un extrait traduit du blog de Joe Konrath - Calling the Guinness folks (18 octobre 2005)

Ce qu'on ne vous dit pas sur le métier d'écrivain

J'ai fait une liste de certaines choses sur le métier d'écrivain que vous ne trouverez dans aucun livre:
  • Le talent n'a pas grand chose à voir avec le succès dans ce métier.
  • Personne ne sait ce qui se vendra.
  • Juste parce que quelque chose est publiable, ne signifie pas qu'il sera publié.
  • Parfois, l'impubliable est publié.
  • L'activité d'écriture a sa part de mesquinerie. Mais elle a aussi sa part de sympathisants.
  • Nous avons tendance à penser de nos succès sont des choses acquises, plutôt que le résultat de la chance, mais c'est réellement de la chance.
  • Surestimer votre propre importance, ou sous-estimer l'importance des autres, ne pas fait de bien à personne.
  • Offrir des trucs gratuits est vraiment cool.
  • Il est nécessaire de travailler dur, mais cela ne garantit rien.
  • Il y a peu de choses meilleures que la joie de voir votre nom imprimé.
  • Aider les autres est presque aussi cool que d'obtenir des trucs gratuits.


Ceci est un extrait traduit du blog de Joe Konrath - The stuff they don't teach you (12 octobre 2005)

vendredi 19 juillet 2013

la publicité ne sert à rien

La conclusion à laquelle nous sommes arrivés est que toute la publicité du monde ne vous apportera pas de nouveaux lecteurs à moins que les gens savent déjà qui vous êtes.

Si la marque n'est pas reconnue ou ne répond pas aux besoins particuliers d'un consommateur, la publicité n'aura aucun impact.

il n'y a pas de solution miracle. En tant qu'écrivains, nous devons continuer à essayer tout ce que nous pouvons, et espérer que la combinaison de notre publicité et des efforts de marketing finirons par payer leurs fruits.

La publicité ne fonctionne pas, sauf si vous êtes déjà un produit connu, et elle ne fonctionne que si votre cible est à l'écoute et réceptive.


Ceci est un extrait traduit du blog de Joe Konrath - Radio daze (22 août 2005)

Les rubriques d'un contrat avec un éditeur

On parle souvent de droits d'auteur, mais qu'est ce exactement?


Lorsque vous écrivez quelque chose, vous ne vendez pas votre texte. En fait, vous autorisez quelqu'un à l'imprimer, l'adapter, le traduire, ou l'améliorer. Ces droits peuvent être pour une certaine durée, par exemple: 2 ans, une fois seulement, première édition, droits pour un pays, droits audio... Ils peuvent aussi être accordé jusqu'à ce que le livre cesse d'être imprimé, ce qui est la manière souvent utilisée par les éditeurs.

Voici les rubriques que l'on peut trouver dans un contrat d'édition:

jeudi 18 juillet 2013

Tournée des librairies (3)

Investir en vous-même montre deux choses importantes. D'abord, cela complète les efforts de votre éditeur à faire connaitre votre nom, établir une marque, et vendre vos livres. Deuxièmement, cela montre à votre éditeur que vous êtes prêt à investir votre temps et votre argent dans la construction d'une carrière.

J'investis entre un tiers et la moitié de mes revenus dans la promotion. Le plus gros part dans les voyages. Je pense que les conventions sont essentielles pour mon genre littéraire (suspense/thriller). Je dépense également beaucoup de temps et d'argent en faisant de la promotion en ligne, agrandir la liste de mes contacts pour ma mailing list, et j'organise toujours des concours avec mon propre argent.

La chose la plus importante qu'un auteur doit faire est de s'assurer que son éditeur est heureux. Cela signifie gagner l'avance qu'il vous a fait, être aimable et facile à travailler, et faire un effort pour participer à la promotion et au marketing.

mercredi 17 juillet 2013

Tournée des librairies (2)

Voici le guide pratique pour les tournées des librairies:
  1. Cherchez les boutiques. Essayez de lister toutes celles qui se trouvent dans un rayon de 20 kilomètres autour de l'endroit où vous êtes.
  2. Appelez les boutiques dans lesquelles vous avez l'intention de vous rendre et demandez s'ils ont vos livres. Ne dites pas que vous êtes l'auteur. Pourquoi? cela complique souvent les choses. Ils vous diront qu'il faut que vous parliez avec un manager, ou le responsable des évènements, ou vous diront que vous n'êtes pas autorisé à venir à moins que les choses soient claires avec votre éditeur, ou vous diront qu'ils ne font pas de séances de dédicaces, ou ils garderont le livre de coté et il ne sera plus disponible pour les lecteurs, ou vous organisez tout et lorsque vous arrivez personne ne sait qui vous êtes. La vérité est que les librairies et les éditeurs ont un ensemble de règles à propos des dédicaces. Ignorez les, et appelez directement les librairies pour savoir s'ils ont des exemplaires disponibles et combien; cela ne sert à rien de se déplacer pour signer deux livres de poches. Appelez un jour ou deux avant seulement.

Tournée des librairies (1)

Voici ce que je fais lorsque je fais le tour des librairies; c'est assez simple et cela prend environ quinze minutes:
  1. Je cherche tous mes livres dans le magasin et les amène au bureau d'information.
  2. Je me présente à l'employé de la réception, et signe les copies.
  3. Je remets à l'employé un de mes exemplaire signé, en expliquant le sujet de mes livres.
  4. Je traque tous les autres employés du magasin, en leur donnant un cadeau dédicacé et le résumé de mon livre.

lundi 15 juillet 2013

Faire connaitre son site web

Différentes manières de communiquer votre site web:
  • Les moteurs de recherches: bien remplir les Meta tags qui permettent aux moteurs de recherches de vous trouver.
  • Les publications: l'adresse de votre site devrait être imprimée sur tous vos livres, vos biographies, articles, et interviews. A chaque fois que votre est utilisé, votre URL devrait être également mentionnée.
  • Les emails: placez l'adresse de votre site dans la signature.
  • Les forums: donnez l'adresse de votre site à chaque message que vous y postez. Plus vous interviendrez, plus vous serez visible.

Question de look

Est ce que les éditeurs font attention à l'apparence? Absolument. J'ai du envoyé ma photo à mon futur éditeur avant de me voir offrir un contrat. Je suppose que mon portrait n'avait pas été assez mauvais pour faire fuir les lecteurs (merci Photoshop), et le charisme que je pense posséder a aidé ma cause. Si vous ne pouvez pas être superbe, soyez drôle ou agréable.

Mais chacun sait que les éditeurs font attention au look lors des réunions d'acquisitions, ainsi qu'à la qualité du livre et au potentiel commercial du concept. Est ce que l'auteur est photogénique? Est ce que l'appareil photo l'aime? Passe-t-il bien à la télévision? Captivera-t-il une pièce pleine de monde? Est ce que les femmes le désirent, et les hommes veulent être lui?

Voici pourquoi j'essaie d'être toujours présentable lors de mes apparitions publiques.


Ceci est un extrait traduit du blog de Joe konrath - A face made for radio (29 juin 2005)

dimanche 14 juillet 2013

L'incertitude du succès

Rien dans la vie est certain, mais peu de choses sont plus incertaines que l'édition. De nombreux éléments doivent être alignés afin de devenir un auteur à succès.

Premièrement, vous devez écrire un livre. Mais ça n'est pas suffisant. Cela doit être un bon livre. Mais ça n'est pas suffisant. Cela doit être un bon livre et qui soit commercialisable. Mais ça n'est pas suffisant non plus. Vous devez écrire un bon livre, commercialisable et qu'un agent en tombe amoureux. Mais ça n'est pas encore suffisant. L'agent doit trouver un éditeur qui en tombe amoureux également, et l'éditeur doit convaincre les équipes de marketing et de ventes d'en tomber amoureux également.


Si vous passez cette étape, et que votre livre est publié, alors le plus difficile commence. Vous devez aider les lecteurs à découvrir votre livre et à en tomber amoureux.

Lancement d'un nouveau livre en public


De nombreux auteurs s'inquiètent du lancement de leur livre. voici mes conseils pour une faire une fête de lancement réussie :


  • De la nourriture et de l'alcool. Cela signifie que la fête ne peut être tenue dans une librairie, ce qui est OK - une librairie ne serait pas accueillir confortablement 200 personnes de toute façon. Pouvez-vous avoir un lancement de livre sans alcool? Bien sûr... mais ne vous attendez pas à avoir une grande participation.
  • Des livres. Mais ne prenez pas les livres que vous fournit votre éditeur pour les vendre, parce que ceux-ci ne comptent pas dans vos chiffres de ventes et les royalties. Je vous suggère d'inviter une librairie à venir à votre événement et gérer les ventes. Cela devrait être simple, c'est de l'argent gagner facilement; qui n'en voudrait pas?

Ce qui pousse les lecteurs à acheter un livre

Un certain nombre d'éléments peuvent motiver un lecteur a acheter un livre:
  • une recommandation d'une personne qui a les mêmes goûts
  • une recommandation d'un libraire ou d'un critique professionnel
  • une recommandation venant d'un auteur que j'aime
  • une très bonne critique
  • une mauvaise critique pertinente peut susciter la curiosité
  • l'ouvrage est controversé
  • une interview intéressante de l'auteur
  • une rencontre plaisante avec l'auteur
  • pour encourager un auteur qu'il apprécie
  • la lecture du quatrième de couverture
  • la lecture des premières pages du premier chapitre
  • une couverture ou un titre qui accroche mon attention
  • le ton et la pertinence des interventions de l'auteur sur son blog, sur un forum ou autre (attention si celles-ci tournent trop à l'autopromotion, elles risquent plutôt de produire l'effet inverse)
  • le blog de l'auteur, si celui-ci montre qu'il s'intéresse a ses lecteurs et cherche à enrichir leur expérience de lecture que ça soit en partageant quelques extraits, des conseils, des histoires personnelles, des photos…
Ces différents éléments sont à nuancer en fonction de la sensibilité de chaque lecteur. Certains privilégieront une forme tandis que d'autres n'en tiendront pas compte.


Ceci est un extrait traduit du blog de Joe Konrath - And the hits keep coming (14 juin 2005)

jeudi 11 juillet 2013

Ventes et récompenses

Les écrivains ont deux façons de mesurer leur succès: les ventes et les prix.

Les ventes sont importantes, car elles vous permettent de faire des choses importantes, comme manger.

Les récompenses sont également importantes, car elles valident ceux d'entre nous, comme moi, qui n'ont pas de fortes ventes.

J'écris parce que j'aime divertir les gens, mais j'ai choisi un milieu qui ne me permet pas de voir la réaction du public. Être nominé pour quelque chose signifie que je réussis les notes que je m'efforce de frapper. C'est comme obtenir un retour et les commentaires sont toujours les bienvenus.

Être nominé est un honneur, pas un droit, et le fait que mon livre a été reconnu est plus que je ne l'aurais espéré.


Ceci est un extrait traduit du blog de Joe Konrath - An award nomination is its own reward (8 juin 2005)

A propos des critiques (2)

Chacun, dans le monde de l'édition, connaît l'importance des critiques.

Une critique est en partie de la publicité, mais aussi un soutien. Les études ont montrées que même les mauvaises critiques favorisent les ventes. C'est pourquoi les publicitaires, et les auteurs, passent une bonne partie de leur temps et de leur argent à essayer de placer leurs livres dans les mains de ceux qui les critiquent.

Les critiques sur Internet fleurissent. Dans ce nouvel univers, une bonne critique ou une mention sur un site Web peut rapporter des milliers de fans, et ce sont ces fans qui achètent les livres. A la différence des journaux et magazines papier, le Web permet aux gens de répondre, d'interagir, et de débattre.

Une revue dans un magazine n'est visible que durant quelques jours. Alors que sur Internet une critique peut circuler indéfiniment.

L'inconvénient est que les critiques faites par les amateurs sont rédigées par des amateurs, parfois même par des concurrents, et n'apportent aucun élément intéressant, ou sont truffées de fautes de grammaire et d'orthographe. Parfois, on douterait même que l'auteur ait lu le livre.

La ligne séparant les amateurs des professionnels est devenu très floue.

Les critiques professionnels possèdent certaines compétences littéraires, des standards professionnels, et réalisent que leur opinion est uniquement une partie de ce qui constitue une critique.

Comme Oscar Wilde disait : "S’il est au monde quelque chose de plus fâcheux que d’être quelqu’un dont on parle, c’est assurément d’être quelqu’un dont on ne parle pas."


Ceci est un extrait traduit du blog de Joe Konrath - Views on reviews (25 mai 2005)

Relations publiques


Lorsque je me rends à une convention ou tout événement public, mon travail ne se résume pas à vendre simplement des livres. Il s'agit plus de construire une marque. Faire connaître votre nom. Devenir connu dans le milieu.Il est possible que je vende que 10 livres lors d'un événement ou à une dédicace, mais je rencontrerai des centaines de personnes. Des fans. Des éditeurs. Des libraires. Des journalistes. Chacun d'entre eux a une bouche, et pourra parler de moi autour de lui, ou aider ma carrière à avancer.

J'ai passé beaucoup de temps et dépensé de l'argent pour participer aux événements publics et faire des séances de dédicaces. Je le fais encore. Mais quelque chose d'intéressant s'est passé. L'année dernière, j'ai fait le tour des bibliothèques, des librairies, et des événements publics, et j'ai supplié pour avoir la chance de parler. Cette année, la moitié des événements, auxquels je participe, sont le résultat des personnes que j'ai approchées. Je participe à plus d'événements que jamais, et ce sont les demandes qui viennent à moi maintenant.

Ce qui m'étonne, ce sont les écrivains qui viennent aux évènements avec rien. Pas de flyer. Pas de carte de visite. Aucune copie de leur livre.


Ceci est un extrait traduit du blog de Joe Konrath - The value of self-promotion (17 mai 2005)



Relation avec mes éditeurs

Je peux dire honnêtement que je fais tout ce que je peux pour aider Brilliance (mon éditeur de livres audio) à gagner de l'argent avec mon travail. C'est-à-dire que lorsqu'il y a des séances de dédicaces, je m'assure que la librairie ait les exemplaires audio nécessaires. Sur mon site Web, j'ai une section dédiée à Brilliance, avec des extraits de livres audio. Je parle également de la qualité des enregistrements (et Dieu sait s'ils sont bons) lorsque je fais des apparitions publiques, des événements, ou des conférences. En fait, je ressens une certaine loyauté vis-à-vis de Brilliance (mais aussi vis-à-vis d'Hyperion, mon éditeur de livres papier, avec qui je fais les mêmes efforts).

Suis-je naïf ? Le temps le dira. Mais lorsque je parle avec les autres auteurs, qui pensent que leurs éditeurs sont des carnets de chèques, je ne peux pas aider mais je me demande si mon approche n'est pas meilleure…


Ceci est un extrait traduit du blog de Joe Konrath - About publishers (16 may 2005)

mardi 9 juillet 2013

A propos des critiques (1)

Je connais beaucoup d'écrivains, qui en privé, admettent qu'ils consultent régulièrement leurs ventes sur Amazon.

C'est une chose énervante que de regarder vos chiffres monter et descendre et descendre et descendre, parfois d'heures en heures.

Mais ce qui est encore plus exaspérant c'est lorsqu'un lecteur bien intentionné décide de critiquer votre livre de façon si dure que vous vous demandez si vous lui avez fait quelque chose de mal. Son expérience de lecture fut si mauvaise qu'il veut éviter aux acheteurs potentiels de gaspiller leur argent en postant ces alertes sur Amazon. Et nous savons tous qu'une fois qu'un mauvais commentaire est publié, il est quasiment impossible de faire des ventes avec ce livre.

Depuis cela je continue à commenter les livres, mais je commente uniquement ceux que j'ai aimé.

Et les mauvais commentaires ne me dérangent pas du tout. Chacun a sa propre opinion, et toutes les opinions sont respectables. Une mauvaise presse vaut mieux que pas de presse du tout, et je suis content d'être lu, même si le lecteur en a détesté chaque mot.


Ceci est un extrait traduit du blog de Joe Konrath - Amazon.com (15 mai 2005)

Introduction

J'ai appris beaucoup de choses sur la façon dont l'édition fonctionne. Et la plus importante est la suivante:
  1. Il y a plus de 100.000 livres publiés chaque année.
  2. Un seul des cinq livres gagne de l'argent (deux atteignent le seuil de rentabilité, deux perdent de l'argent).
  3. Si vous prévoyez de rester dans cette entreprise, votre livre a intérêt à faire de l'argent.

J'ai des centaines d'amis auteurs. Des dizaines d'entre eux sont à leur cinquième, dixième, quarante-troisième livre, et se trouvent incapables de vendre le dernier parce que leurs chiffres ne sont tout simplement pas bon - leurs éditeurs n'ont aucun retour sur leur investissement.

Et l'investissement dans un auteur est cher. Outre l'avance versée, les éditeurs doivent également payer pour le papier, l'impression, la reliure, la conception de la couverture, le travail de rédaction, les épreuves, l'ondulation (fabrication de boîtes pour expédier les livres), l'expédition et la commercialisation / publicité / promotion. Le profit qui reste est partagé avec le libraire, et souvent un distributeur. Pour un prix de vente de 25 $, l'éditeur gagne à peu près autant que l'auteur; environ trois dollars.

Beaucoup de mes collègues pensent que leur travail consiste simplement à écrire des livres, et que l'éditeur doit vendre.

Beaucoup de ces mêmes camarades ont des difficultés à vendre leur prochain projet.

Je crois le contraire. Si c'est mon nom sur le livre, c'est mon travail de le vendre. Mon objectif est simple: faire gagner de l'argent à mon éditeur, comme cela il achètera mon prochain livre.

Alors, est-ce qu'un auteur humbles à le pouvoir de rendre cela possible?

Oui.

C'est le but de ce blog. Aider les auteurs à prendre conscience de ce qu'il faut faire pour devenir ce livre parmi les cinq qui fait des profits.


Ceci est un extrait traduit du blog de Joe Konrath - Who am I and why should you care? (20 mars 2005)